ARTISTE DU MOIS:

FRANÇOIS VAN DEN BERGHE

Par sa pratique sculpturale, Vandenberghe entend inscrire sa passion pour
l’animal le plus gourmand en espace – l’éléphant- dans notre quotidien
manipulable, sans toutefois faire dans le caricatural ou le démonstratif.


Car l’on devine, avec ses sculptures à la vitalité et au réalisme troublants,
que cet artiste n’est guère optimiste quant à l’avenir, sur notre planète, non
seulement de ce mammifère, mais aussi de toute la vie sauvage en
général. Mais par delà sa fascination pour l’animal qui réunit au mieux
puissance et fragilité, c’est en fait un anthropomorphisme insoupçonné
avec l’autre “puissant” et “fragile” qu’est l’être humain, que l’artiste
suggère subtilement dans son œuvre. Telle une métaphore de l’origine, de
la fonction et de la finalité de l’homme sur cette Terre…


La fragilité de cette vie est d’ailleurs finement évoquée avec la fragilité
des défenses puisque, dans ces sculptures uniquement en bronze, celles-ci
sont en étonnamment réalisées en terre cuite ( plus depuis 2011, elle sont
maintenant en bronze ). Certes l’art ne doit pas être didactique, mais
lorsqu’il joint comme ici chez Vandenberghe, contemplation esthétique et
méditation eschatologique, on est alors proche du “grand art”…